Précédent
Suivant

Certains diront qu’il est déjà écrit, d’autres affirmeront qu’on le choisit ou qu’on l’écrit au fur et à mesure.

Toutes ces vérités ne sont pas dissociées. Mais comment alors peut-il être écrit et en cours d’écriture à la fois ? 

Je vais vous raconter une petite histoire pour vous l’imager :

Jade s’incarne depuis nombre de vies où elle apprend petit à petit le langage du corps, des émotions et des tribulations de son mental qui se veut plus tard être le chef d’orchestre de la personnalité.
A force de s’aventurer dans sa personnalité qui se veut différente à chaque nouvelle expérimentation, elle crée des courants qui reviendront à elle comme autant de mises à l’épreuve qu’elle va se créer inconsciemment pour évoluer, sous le regard bienveillant du MOI qui chapeaute l’évolution dans un rôle encore voilé de la conscience de Jade.
Car Jade évolue de vie en vie en se fondant dans les divers rôles qu’elle joue, comme si ces personnages étaient ce qu’elle était vraiment.
Ces rôles sur mesure créent la trame d’une longue pièce de théâtre dont elle devra incarner chaque rôle l’un après l’autre, à mesure que sa personnalité la fera se sentir un coup victime, un coup bourreau, un coup médiatrice.
Son destin sera tout tracé à chaque incarnation comme la continuité de la précédente, garantissant ce qu’elle souhaite expérimenter jusqu’à ce que Jade dépasse un jour le rôle pour se regarder en temps que metteur en scène.
Alors sa conscience s’éveille et Jade se pose des questions quant aux rôles qu’elle se donne : Qui suis-je ? Que suis-je ? Comment marche l’univers ?

 

C’est ainsi qu’elle se lie alors pour la première fois avec une partie d’elle-même qui lui était jusque là inaccessible bien qu’indivisible de sa personne : son MOI. Cette voix inaudible, cette voix intérieure qui suggère, qui conseille et qui annonce parfois. L’intuiton opére, le Graal, cette coupe de la réception consciente s’ouvre alors et Jade va désormais non plus découvrir en explorant l’extérieur mais l’intérieur.

C’est là que le tracé de la destinée devient la plume du MOI. Chaque instant peut alors faire l’objet d’une sculpture sur-mesure inspirée par le MOI et indissociable du présent ou au contraire, se cristalliser dans une continuité d’effets en prolongeant les mêmes réactions et les mêmes habitudes de la personne qui ne saurait agir différemment de ce qu’elle a toujours fait.

À partir de ce moment où vous connectez avec l’impermanence, l’intemporalité et l’omniscience du MOI, votre destin est telle une feuille vierge dont vous avez le crayon qui la noircira. Mais jusqu’à temps que ce crayon ne cesse d’être entre les mains de la personne qui se prend pour le rôle qu’elle joue, la feuille sera déjà ecrite. Car vous serez dans une illusion de linéarité avec un début et une fin. Et alors vous projeterez inconsciemment la suite comme vous projetez vos angoisses avant même qu’elles n’arrivent et souvent même alors qu’elles n’arriveront pas.

Le destin suit la logique que vous suivez. Il est écrit lorsque vous lancez le boomerang, c’est à dire quand vous réagissez toujours de la même manière aux mêmes situations. On ne peut s’attendre à une fin différente quand les rôles et les répliques que l’on donne restent les mêmes. Mais lorsque l’on se laisse posséder par l’instant dans toute son inspiration, bien plus profonde que l’émotion et la pensée du moment, lorsque l’on prend de la hauteur pour lâcher ce rôle et qu’on devient alors tous les personnes, les décors, les lumières et le scénario tout entier dans un présent ouvert à l’infinité des potentiels, on ouvre un destin non plus du petit moi, mais de toute l’humanité. De toute la conscience planétaire. Du grand MOI qui englobe tout l’univers. On surpasse le JE, on le transcende et on devient un grand Nous, un grand MOI avec tout le monde dedans.  

 

Http 2f 2fkaiven k a pic centerblog net 2fg3uldkm9

By lulumineuse black lowres

LULUMINEUSE

Retrouvez les chroniques de Lulumineuse sur la Presse Galactique

Vous êtes invités à reproduire cet article pour le retransmettre en incluant ceci :
« Chronique trouvée sur lapressegalactique.org »

Print Friendly, PDF & Email

Partagez sur:

Précédent
Suivant