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Sign of spring by Miki Asai | Fine Art

par Lydia

Les choses s’accélèrent, les révélations, les flashs ou prises de conscience, les synchronicités et les mises à jour sont quotidiens. Je pars sur une réflexion et l’univers m’inspire, m’envoie images, des textes, vidéos ou messages qui étayent mon raisonnement, approfondissent le sujet ou confirme mes déductions. C’est toujours ce qui se passe quand il y a un envoi conséquent d’énergie de la source ;

Sur le moment, ça déstabilise puisque tout est mis en lumière, tout ce qui est à réviser, libérer, réformer, puis vient une phase où on doute, où on cherche à se rappeler sur quoi se fonde notre foi, tellement nous sommes confus. Puis avec du recul on constate que ce processus l’a amplifiée, l’a ancrée davantage.

Nos fausses croyances démasquées, avant de pouvoir rectifier le tir, on se trouve comme nu et fragile puisqu’on est face à l’inconnu.

C’est là où il est nécessaire de revenir au fondement, à la base de sa foi, dans ce qu’elle a de plus basique, de plus sûr. Pour ma part, c’est en regardant un film « The man of the earth » que j’ai vu à quel point j’avais ajouté des « choses » à mon témoignage vécu du christ intérieur. Les projections mentales, les attachements ont été dévoilés, se sont écroulés et j’ai dû interroger mon cœur pour retrouver l’étincelle primordiale, le souvenir de ce qui par le passé, m’avait amenée à reconnaitre mes origines divines.

Il m’a fallu l’actualiser par le ressenti intérieur vivant et présent. Celui qui fait qu’on n’a plus aucun doute, qui fait taire le mental le temps d’un éclair de lucidité, qui fait de la croyance, un savoir. Puis ensuite, tout se remet en place, tout est ajusté à la fréquence de l’amour parce qu’on a simplement accepté la situation. Cette acceptation se caractérise par l’abandon des questions, le retour à la simplicité et la focalisation sur le ressenti physique, de façon à répondre à ces messages. Le plus souvent c’est un appel au calme, au repos, à la détente qui est demandé. J’ai passé l’après midi allongée à accueillir tout ce qui venait, à ne pas faire cas des pensées qui défilaient et à faire confiance à mon cœur où je me suis blottie. Au niveau du mental, je me suis satisfaite de la réponse ressentie à ma demande de revenir à l’essentiel de ma foi et la confiance a pu s’installer.

« The man from earth »

http://youtu.be/95QUR4oRATk

Ce film reflète nos croyances inconscientes qui très souvent sont liées à l’inconscient collectif. Une occasion aussi de s’en libérer de s’individualiser, de retrouver la conscience de ses propres aspirations, le caractère unique de notre être…

Je tombe aussi sur des vidéos, des articles que je reçois depuis que je me suis inscrite au « sommet de la conscience ». J’étais un peu arrivée à saturation tellement j’avais écouté de conférences mais j’ai suivi mon instinct, mon élan et je ne le regrette pas comme à chaque fois que je suis le cœur.

Il ne me conduit pas toujours sur un terrain confortable mais finalement, c’est toujours pour ma progression, mon expansion, mon élévation. C’est d’ailleurs cette connaissance qui me permet de lâcher prise plus rapidement et facilement. Pour en revenir aux conférences, mon ego ou mon inconscient bloquent parce je n’ai pu voir que quelques minutes de chacune d’elles ! La plate forme qui les diffuse est peut-être aussi saturée puisque je lis dans les commentaires que je ne suis pas la seule à rencontrer des difficultés.

Puis comme je sais que tout est bien, que mon âme, le divin sont aux commandes, je n’ai pas insisté. Je me dis que ça n’est pas forcément mon ego qui bloque mais plus mon désir de connaitre par moi-même, qui créé ces situations. Même si c’est mon ego, après tout, il a une fonction utile que seul mon manque d’amour m’empêche de reconnaitre.

Il est temps que je fasse confiance à la sagesse intérieure, que je fasse en sorte de laisser les acquis revenir à ma mémoire et s’exprimer librement. C’est très souvent le manque de confiance en soi, d’estime de soi, qui m’empêchent d’affirmer les choses que je sais être vraies et ça n’est que lorsque quelqu’un d’extérieur les dits que j’ose m’exprimer aussi.

A mesure que je retrouve l’amour vrai de soi, je me fais plus confiance et mes lectures viennent amplifier ma foi sans que j’ai besoin de les mettre en avant, de les utiliser pour justifier mes propos. C’est certainement pour ça que je ne lis pas les messages que je copie colle. J’ai constitué un dossier dans lequel je les range et pioche au hasard dans les moments où je ne reconnais plus trop ma propre guidance. En général, comme je constate que ce que je lis est synchrone, ça suffit à me redonner confiance. Il est grand temps que je me fie uniquement à ce que je suis en totalité.

J’ai tout de même trouvé quelques infos sur les intervenants que je publierais selon l’élan. Là aussi je me dis que chacun est inspiré, guidé et reçoit ce qui lui correspond au moment où ça lui est utile. Il est aussi temps pour vous d’amplifier la foi en votre guidance, de la suivre et pour moi de cesser de me poser en « guide ». Bien que ce ne soit pas mon intention consciente, certains retours de lecteurs me montrent que je joue parfois ce jeu. Il y a certainement un équilibre à trouver ici aussi.

Être soi-même demande à se libérer de Tous les rôles et surtout ceux qui fondent l’amour de soi sur le regard extérieur. C’est une interdépendance malsaine qui n’est pas de l’amour vrai mais de la condescendance, une forme de négation du pouvoir de l’autre et de son propre pouvoir. Un jeu qui prive les protagonistes de leur capacité à être autonomes. D’ailleurs à ce propos j’ai cessé de mettre des graines aux pigeons. Mon geste était motivé par un besoin de reconnaissance, de me reconnaitre dans le rôle du donneur, du sauveur, du justicier, celle qui donne pour recevoir et nourrit en même temps la victime intérieure. Pour libérer un personnage, il faut cesser de jouer son rôle bien que ça puisse sembler évident, ça n’est pas si facile à mettre en pratique puisque les stratégies réflexes de l’ego sont celles qui nous ont permis de trouver un équilibre, d’avoir l’impression de contrôler notre vie et ça nous sort donc de notre zone de confort, du connu.

On pense qu’en étant sauveur, on guérit l’injustice vécue dans l’enfance mais au contraire, on ne fait que nourrir, amplifier la blessure. L’enfant intérieur a besoin d’exprimer tout ce qu’il a dû contenir, toutes les émotions liées au trauma, afin de guérir les blessures, de libérer le rôle de victime.

Dès qu’il est autorisé à exprimer ce qu’il a refoulé, l’inconscient est vidé, nettoyé et n’a plus à créer des situations pour mettre en évidence ce qui a besoin d’être vu. La personnalité accueille l’émotion, la lumière et l’amour font le reste. Quand je laisse une émotion sortir et que je la regarde avec bienveillance, la conscience et l’énergie de la source agissent conjointement.

Comme la période est plus que jamais au dépouillement, et que j’apprends à me voir honnêtement, enfin même si l’inconscient me cache encore des choses, je me vois de plus en plus avec transparence. Passé le choc, les réactions premières du mental qui a tendance à vouloir nier au départ, puis à se justifier ensuite et finalement à regarder avec du recul, les personnages intérieurs se révèlent. C’est grâce à l’accueil des émotions que je peux voir sans réagir. Depuis deux jours au moins, j’ai droit à tout un panel de masques dont je ne soupçonnais pas l’existence, du moins pour certains, que je ne pensais pas si présents et actifs.

Celle qui rêve en secret du prince charmant a été révélée en regardant la belle au bois dormant, même si je le savais, je tentais de raisonner cette part avec des raisonnements logiques pensant que de cette façon, elle changerait de point de vue. Mais j’ai beau argumenter, expliquer, si je n’accueille pas cette énergie qui forme le personnage en question et se traduit par des émotions spécifiques, rien ne change. J’ai dû aussi reconnaitre et accueillir celle qui se la pète quand elle se sent attirante, qui joue les séductrices, qui devient arrogante dès que la confiance en soi s’installe…

Mais comme je me contente d’observer en spectatrice, que je me m’identifie pas à un de ces caractères, je fini par en rire et même par leur trouver un certain charme.

Puis cette matière constitue ma personnalité, il y a juste besoin d’équilibrer, d’harmoniser l’ensemble, de trouver le juste milieu.

Là encore, il ne s’agit pas de se formater, de ce conformer à l’image qu’on se fait de ce que l’on devrait être mais d’apprendre à reconnaitre en toutes ces parts, ma personnalité entière et unique, à  trouver la paix intérieure, à revenir au cœur qui lui, se charge de créer l’équilibre. Il ne s’amuse pas à doser mais réunit les différents aspects de l’humain divin, il est le lieu de la communion, l’espace où c’est réalisable.

Maintenant, je ne focalise plus sur la nécessité de libérer la dépendance aux cachets, je me réjouis de voir les masques tomber un à un, la motivation n’est plus du tout la même qu’au début, même si l’objectif était de me connaitre vraiment au niveau de la personnalité et du divin. J’apprends à ne pas m’effrayer du processus, à lâcher prise des attentes, des questions et ainsi à amplifier la confiance en soi, au divin mais aussi à la personnalité humaine.

La capacité de pardonner participe grandement à cette ouverture de cœur et de conscience, elle en est très souvent le déclencheur. Tant que je m’accroche à mes jugements, que j’accuse, que je veux avoir raison, que je ne cède pas, que je ferme mon cœur, rien ne se passe, je tourne en rond et souffre.

L’expérience de l’inceste m’a permise entre autre et ça n’est pas rien, de savoir pardonner, d’en goûter les fruits, de comprendre que cet acte d’amour est avant tout un geste d’amour pour soi-même. Au départ, je croyais que c’était l’amour pour mon père en qui je reconnaissais par ailleurs beaucoup de qualités, de points communs, puis l’amour pour la « justice » divine, le désir de plaire à mon père céleste, qui motivaient mon choix. Finalement, je me rends compte que c’est autant inspiré par la sagesse du divin intérieur que par ma personnalité, le désir conscient et inconscient de trouver la paix, l’harmonie et le bien-être intérieurs.

Tout ce que nous faisons est motivé par le besoin d’équilibre bien qu’on puisse se laisser croire que c’est altruiste, on le fait pour soi-même avant tout, mais ça n’en retire pas pour autant la noblesse du geste ni son importance vis à vis de l’extérieur.

Quand on accepte de se prendre en main, de reconnaitre que nous créons notre vie, que nous apprenons à nous aimer, à nous reconnaitre, on assume le fait d’être un individu qui agit avant tout pour lui-même. Ce constat est nécessaire pour devenir pleinement responsable, donc souverain.

Tant qu’on se fait croire que nous agissons d’abord pour le bien d’autrui, on se laisse bercer par un des personnages intérieur.

Quand on reconnait être le centre de son propre monde, que tout part d’un désir personnel, intime, en son cœur et on lâche les rôles pour devenir de plus en plus conscient et entier.

Reconnaitre que l’autre est un miroir, ne fait pas de lui un objet puisque nous avons la même fonction à son égard. Au contraire, quand on accueille son humanité, sa personnalité faillible dans l’amour inconditionnel, on peut alors accueillir l’autre de la même façon. On nourrit ses propres besoins, dont celui de l’amour qui est vital, et on n’est plus alors en demande vis-à-vis de l’extérieur. C’est seulement là qu’on peut vraiment donner, gratuitement, sans attendre quoi que ce soit en retour. Car c’est bien ça qui créé les conflits, les déceptions, les blessures du cœur, la sensation d’être trahi. Mais celle-ci n’est que le reflet de ce que l’on se fait à soi-même en ne s’aimant pas comme on le devrait, depuis l’intérieur, par la reconnaissance pleine et entière de soi-même.

Quand on pardonne l’autre, on se pardonne à soi-même. Le processus est automatique mais reste inconscient tant qu’on ne voit pas que c’est avant tout à soi-même qu’il faut pardonner. J’ai été longtemps étonnée de continuer d’avoir des comportements qui révélaient une forme de haine vis-à-vis des hommes alors que j’avais sincèrement pardonné à mon père. Il a fallu que je comprenne que je créais ma vie, que mon âme inspirait mon quotidien, que le divin créait des situations afin que je puisse les vivre à partir du cœur, pour trouver l’origine de ma difficulté à pardonner réellement. La situation vécue avec mon père avait été voulue par le divin pour que je puisse reconnaitre la blessure de la naissance cosmique, la culpabilité qui s’était inscrite lors de la « séparation » d’avec la source.

J’en suis encore à pardonner l’aspect masculin de la source, à devoir guérir cette déchirure qui a engendré non seulement de la culpabilité mais de la colère et du ressentiment vis-à-vis de la source. En pardonnant mon âme pour ce choix d’incarnation qui m’a révélé ma vraie nature puisque j’ai cherché qui j’étais en réalité et j’ai trouvé le divin intérieur, j’ai fait un premier pas vers la réconciliation.

Mais pour que ce pardon soit vivant, effectif, il me faut maintenant réussir à pardonner quotidiennement. L’extérieur me montrant ce qui est en moi, c’est en pardonnant mes faiblesses, mes ombres, mes défauts que l’autre me révèle, que je vis le pardon, que je réactualise mon choix de vivre dans l’amour de la source. C’est ainsi qu’elle circule librement en moi et que j’ai conscience de qui je suis, à chaque instant.

Pour ces raisons l’amour vrai de soi est la clef. Aimer ses ombres ne veut pas dire focaliser dessus et exprimer ces aspects en les jetant à la face du monde. C’est déjà ne pas juger ce qui se manifeste puis le laisser s’exprimer en ayant un regard bienveillant. En ne retenant pas une colère, une peur, une tristesse, on guérit jusque dans l’inconscient, par le seul fait de ne pas réagir selon ses stratégies.

Amener nos ombres à la conscience en révèle l’aspect lumineux et créé un équilibre intérieur, la fin d’un conflit qui permet à l’énergie de l’amour de circuler, de guérir, de réparer. La sensation ressentie à ce moment là, amplifie aussi la foi en l’amour, notre capacité à prendre en charge nos blessures, à nous guérir nous-mêmes par l’amour inconditionnel. L’ego tant décrié est une part essentielle de notre personnalité qui nous permet non seulement d’exister en tant qu’individu mais aussi de pouvoir exprimer le divin d’une façon unique.

Avant, je voulais être tout amour et croyais qu’il venait de l’extérieur. Je croyais qu’en me coupant de mes émotions, en nourrissant mon idéal, en le poursuivant, je trouverais la joie, l’épanouissement mais je ne faisais que rêver. Je passais mon temps à espérer que l’extérieur se conforme à ma vision pour que je puisse enfin trouver le bonheur. Non seulement j’étais dans l’attente donc forcément déçue mais je plaçais mes espoirs en dehors de moi, je n’utilisais pas mon pouvoir de création consciente et subissais les retours de mes projections inconscientes.

En acceptant de se regarder en face, sans peur, sans honte, sans attente, sans besoin de contrôle, on devient conscient de sa vraie nature avec force parce qu’en acceptant sans conditions ce que l’on découvre, on réintègre tous les personnages intérieurs qui apportent alors leur essence et créent ensembles la complétude, l’intégrité et la souveraineté de l’être. Quand on les considère comme les facettes du diamant que nous sommes, ils révèlent l’être divin qui les éclaire et les magnifie.

Vous pouvez diffuser ce texte à condition d’en respecter l’intégralité, de ne rien modifier (sauf correction des fautes d’orthographe), de citer l’auteur : Lydia Féliz, ainsi que la source : http://lydiouze.blogspot.fr  et ces trois lignes. Merci